Commémoration du Génocide Congolais – Geno-Cost 2019

Genocost 2019 in Cape Town, South Africa

Ce 2 août marquait 21 ans depuis le début de la deuxième guerre du Congo en 1998. Un conflit qui a déstabilisé la région des Grands Lacs par des crimes de guerre et des génocides. Pour se souvenir de tous ceux qui ont péri durant ce conflit oublié, des membres de la diaspora congolaise à travers le monde se sont réunis pour la 7e commémoration du Geno-Cost.

Lorsque nous avons lancé cette initiative en 2013 à Londres, notre objectif était de rappeler au monde la grande tragédie qui peu à peu se dirigeait vers les oubliettes de notre mémoire collective. Pour ce faire, nous avons voulu remettre aux cœur du débat communauté congolaise en offrant un cadre familial accessible à tous. Un lieu où nous pouvions nous rassembler, partager des connaissances et nous souvenir de ceux que nous avons perdus.
Pour le Geno-Cost, il n’est pas nécessaire de s’adresser à l’ONU, à la communauté internationale ou à toute autre institution pour reconnaître qu’il y a un génocide en République démocratique du Congo.


Se réapproprier l’histoire pour le peuple congolais est au coeur de la campagne du “Geno-Cost”. En utilisant les réseaux sociaux ainsi que les organisations populaires, le Geno-Cost s’instaure progressivement dans l’opinion du grand public. Cette date autrefois oubliée du 2août est désormais ancrée comme un rappel permanent du début de l’agression multilatérale à laquelle la RD Congo est toujours confrontée.

De nombreux congolais de la diaspora ont soutenu le Genocost sur leur compte de réseaux sociaux Chaque année, la campagne de Genocost s’amplifie avec un nombre croissant de personnes reconnaissant l’importance de cet événement et partageant la bougie de l’espoir ainsi que des mots de soutien et de solidarité sous le hashtag #genocost. Parmi eux, on peut citer l’écrivain Patrick Mbeko, politologue d’origine congolaise et spécialiste des questions géopolitiques dans la région des Grands Lacs en Afrique, ainsi que l’activiste Kambale Musavali, porte-parole des Amis du Congo et fondateur de la campagne de la Semaine du Congo. Les deux ont soutenu le Genocost en ligne au fil des années.

Le soutien est également venu de la société civile au Congo a travers La Lucha rappelant à ses adeptes de l’importance du 2 août 1998. La Lucha est l’un des plus grands mouvements populaires en RDC avec qui le CAYP a collaboré dans le passé.


En 2018, l’un des candidats à l’élection présidentielle, Seth Kikuni, a évoqué dans son manifeste l’idée du 2 août comme date officielle du génocide congolais. Bien qu’il n’ait pas mentionné le Geno-Cost, cette année, il a réitéré son point de vue exprimant la nécessité d’établir le 2 août comme journée de commémoration du génocide congolais.


Une autre personnalité politique, l’ancien conseiller à la sécurité présidentielle du président Mobutu Sese Seko, Honoré Ngbanda, actuellement président du mouvement de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO), a également fait une déclaration de soutien au #Genocost.

Youyou Muntu Mosi, une militante congolaise des droits de l’homme qui vit en France, a aussi contribué en diffusant quelques mots et a soutenu la campagne virtuelle via ses réseaux sociaux.


Le soutien à la 7e commémoration de la #Genocost va bien au-delà de la diaspora congolaise. Nous avons reçu un certain soutien du groupe d’activiste ecologique Extinction Rebellion qui a invité ses partisans à prendre position contre #genocide et #ecocide dans le #DRCongo par les industries extractives occidentales en utilisant les hashtags #StopTheMaangamizi #Genocost.

Geno-Cost 2019 s’est tenue dans 4 pays différents.
La campagne sur les réseaux sociaux a été complimenté d’un rassemblement annuel qui s’est tenu le 3 août dans 4 villes: Londres, Nottingham (Royaume-Uni); Toronto (Canada) et Cape Town (Afrique du Sud). Nos ambassadeurs du Geno-Cost à travers le monde, ont organisé des événements dans leurs communautés locales pour commémorer cette date.

Toronto
Au Canada, notre ambassadeur, Magnifique, a accueilli l’événement sous la forme d’une exposition d’art explorant la riche diversité culturelle du Congo. L’une des invitées, Miss Congo Canada, s’est prononcé avec un discours émouvant devant l’auditoire.

Nottingham

À Nottingham, trois conférenciers invités ont partagé le panel. Amdani Juma, de l’Institut africain du développement social (AISD), a parlé de son expérience en tant que réfugié rwandais et de l’impact qu’elle a eu au fil des années. 2019 marquait aussi 25 ans du génocide tutsi.

Jean Didier Mualaba a encouragé le public à profiter de ce que BELONG a à offrir en termes de cohésion communautaire, d’intégration, de cours ESOL ou de recherche d’emploi.

François Tshimpuki de Voice of Congo a exploré les différentes opportunités disponibles en partageant son expérience avec sa plateforme médiatique Voice of Congo, sa société de gestion d’événements (Disc Jockey ents) qui est responsable de l’organisation de Miss Congo UK et autres événements.

Cape Town

A Cape Town, le thème de l’événement était centré sur le chaînon manquant d’Hiroshima-Nagasaki et Shinkolobwe (DR. Congo). Explorant le rôle que les ressources naturelles de la RDC ont joué dans l’élaboration des événements mondiaux, du caoutchouc à la bombe atomique. L’événement s’est tenu au Musée national d’Afrique du Sud a Iziko et a été organisé par la Société civile congolaise d’Afrique du Sud et le Congrès africain de la jeunesse, en collaboration avec des organisations congolaises et non congolaises.

Les organisateurs des événements étaient : Joe-Yves Salankang Sa Ngol (vice-président du CCSSA), Thola Fuamba (présidente de l’AYC) et Isaiah Mombilo (président du CCSSA)

Londres

A Londres, l’événement était axé sur le thème Le Congo de demain. L’un des conférenciers invités était Guylain Bazana, le fils du défunt défenseur des droits humains Fidele Bazana, qui a partagé avec le public l’histoire de son père et a parlé du travail qu’il fait actuellement pour s’occuper des orphelins en RD Congo Espoir des Orphelins sans Voix (EOSV). Il y a également eu une intervention d’Okito Tongomo, président du Groupe de soutien congolais, et une parole d’encouragement par l’auteur et poète JJ Bola.

Cette année a été un autre exemple du nombre croissant des Congolais prenant contrôle du narratif du génocide en RD Congo et ramenant au premier plan la conversation d’un conflit que le monde rejette souvent. Il y a sept ans, les discussions sur le génocide en Rd Congo étaient presque inexistantes. L’idée d’une date de commémoration pour les personnes décédées ne sera pas établie par la volonté de la communauté internationale ou de la classe politique au Congo, mais par la volonté du peuple.

La semence a été plantée, mais la bataille est loin d’être terminée pour la reconnaissance du génocide en Rd Congo. Si vous souhaitez faire partie du
mouvement et soutenir un événement Geno-Cost dans votre communauté locale, contactez-nous par courriel info@genocost.org ou sur nos réseaux sociaux.

Vous pouvez également trouver des ressources sur notre section ambassadeur http://www.genocost.org/ambassadors/

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